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Basilique Saint-Julien de Brioude

7 janvier 2016, par Madeleine, Pascal
 

La basilique Saint-Julien de Brioude est édifiée sur le lieu du martyre du soldat romain Julien. Construite entre le XIe et le XIIe siècle, elle prit la suite d’un baptistère paléochrétien, d’une église mérovingienne et d’une église carolingienne.

Lieu de pèlerinage depuis l’inhumation de Julien, au IVe siècle, elle se trouva ultérieurement sur la route de Compostelle via Le Puy et Conques.

Elle s’orne depuis 2008 d’une collection de vitraux de l’artiste coréen Kim En Joong.

La photo ci-dessous est prise de la place Grégoire de Tours sous laquelle des fouilles récentes ont révélé la présence de divers édifices religieux antérieurs à la basilique actuelle, parmi lesquels le baptistère paléochrétien et l’église mérovingienne.

La basilique, vue de la place Grégoire de Tours

Sur cette photo, on distingue, malgré la végétation, la structure d’ensemble de la basilique.

  • Le chevet est caché par les arbres et dominé par la tour octogonale qui surmonte la croisée du transept.
  • Le transept, repérable par sa surhauteur et ses puissants contreforts, n’est pas saillant.
  • Le bâtiment de droite ne fait pas partie de l’édifice, mais on devine derrière lui le fronton triangulaire qui surmonte le porche nord, nettement saillant.
  • Enfin au fond, on voit la tour-clocher qui domine la façade.

La photo est prise en fin d’après-midi et l’éclairage témoigne de l’orientation de la construction, assez nettement décalée par rapport à l’axe est-ouest. On a cependant conservé dans les légendes des photos les dénominations renvoyant aux orientations usuelles pour lesquelles le chevet est dirigé vers l’est.

Plan de la basilique Saint Julien (d’après "Pline")

Les couleurs de ce schéma correspondent à diverses phases de la construction, laquelle s’étala sur environ un siècle : entreprise par le narthex en 1060, la construction fut achevée en 1180 par le chœur et le chevet.

L’édifice subit des dégâts lors de la Révolution, réparés pour certains dès le XIXe siècle.

L’extérieur

L’église est construite en pierres polychromes issues de carrières voisines : grès rouge, grès calcaire, basalte, granulite, marbres gris et rose.

L’intérieur

La nef, longue de 74 mètres, est composée de cinq travées, comme l’indique le plan ci-dessus. Elle est supportée par des piliers à noyau carré ceints de demi-colonnes et fut surélevée et voûtée d’ogives dans la seconde moitié du XIIIe siècle.


Les fresques

La basilique comporte environ 140 m2 de décoration peinte.

Le Christ en gloire, entouré des quatre évangélistes, dans la tribune sud du narthex

Dans la tribune sud du narthex, la chapelle Saint-Michel est décorée de fresques du milieu du XIIe siècle : sur la voûte, le Christ en gloire est entouré des quatre évangélistes, des anges et des saints, tandis que sur le mur de refend apparaît, dans la partie basse, l’enfer.


Les murs de la tribune et les piles du fond de la nef sont également ornées de peintures.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste, dans le déambulatoire, montre les cavaliers de l’Apocalypse emmenés par le Christ vers un ciborium. Ils sont surmontés par une figure du Christ en gloire.

Les vitraux

La basilique perdit ses verrières anciennes à la Révolution. De nouveaux vitraux réapparurent dès le XIXe siècle. Des vitraux non-figuratifs ont été mis en place à la fin du XXe et au début du XXIe siècle :

  • Deux vitraux de l’artiste François Baron-Renouard (1918-2009) ornent les bras du transept.
  • En 2008 ont été posés 37 vitraux du père dominicain Kim En Joong, artiste coréen né en 1940 et installé en Europe. Ils éclairent la nef.

D’autres éléments du décor intérieur

Le sol de l’édifice est pavé d’un tapis de calade datant du XVIe siècle : il s’agit d’une mosaïque polychrome de galets de l’Allier dessinant des rosaces et des entrelacs.




Article mis à jour le 30 septembre 2016