Le site de Madeleine et Pascal

Le Palazzo reale

24 octobre 2021, par Madeleine, Pascal

Le Palais royal s’élève au centre de Turin, face à la piazza Castello.

Il fait suite à un palais ducal dont la construction avait été décidée en 1584 par Charles-Emmanuel Ier, fils d’mmanuel-Philibert, mais qui fut ravagé par le siège de 1640.

Le palais actuel fut commandé par la régente Christine de France à l’architecte Carlo di Castellamonte et réalisé par son fils Amedeo. C’est donc un édifice du XVIIe siècle qui fut lusieurs fois remanié eet agrandi. Il constitua la résidence principale des chefs de la Maison de Savoie : tout d’abord ducs de Savoie, princes de Piémont, ils devinrent rois de Sicile par le traité d’Utrecht en 1713 puis rois de Sardaigne en 1720 et enfin rois d’Italie en 1860. Le premier roi d’Italie, Victor-Emmanuel II, y résida jusqu’en 1865.

La piazza Castello et la cour d’honneur du Palazzo reale, vues de la tour du Castello

Sur la photo précédente apparaissent, de la gauche vers la droite : le dôme de la chiesa reale de San Lorenzo, la cour du Palazzo reale, pavée en rouge, le campanile de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et le dôme de la chapelle du Saint-Suaire et enfin la façade principale du Palazzo reale.

Le bâtiment central du Palazzo reale


Dans la cour du Palazzo reale, vue vers la piazza Castello : à gauche, la façade baroque du Palazzo Madama.

L’escalier d’honneur

Face à l’escalier d’honneur

L’escalier est une commande de Victor-Emmanuel II, dans le goût éclectique de l’époque. Au centre se dresse la statue de son prédécesseur Charles-Albert. Au-dessus, les murs sont ornés de peintures représentant deux épisodes de l’histoire de la Maison de Savoie :
- à gauche, le poète Torquato Tasso (Le Tasse) à la cour de Savoie,
- à droite, Charles-Emmanuel Ier (1580-1630), fils d’Emmanuel-Philibert, arrache la Toison d’or de son cou et la rend à l’ambassadeur d’Espagne.

  • Au pied de la première volée de l’escalier, une (...)
    Cette statue provient du château initial. Dès (...)
  • Vue depuis le haut de l’escalier : au mur, le (...)
  • Sur le même mur, mais à gauche : Thomas Ier, (...)
    La statue est celle d’Emmanuel-Philibert.
  • Au plafond de l’escalier d’honneur, l’apothéose (...)

Quelques salles d’apparat

À l’issue de l’ascension de l’escalier d’honneur, on se retrouve au piano nobile où se succèdent les salles d’apparat. Celles-ci ont été redécorées et réaménagées constamment du XVIIe au XIXe siècle selon les goûts des souverains successifs de la Maison de Savoie.

La salle des gardes suisses

Cette salle a une hauteur qui est celle de deux étages du palais. Elle est ornée d’une cheminée en marbre polychrome du XVIIe siècle, garnie de bustes et de putti.

La salle des gardes suisses

Le décor actuel date du règne de Charles-Albert : les murs sont recouverts, à la partie inférieure, de marbre vert de Suse et, plus haut, de stucs verts patinés. Les chandeliers de bronze ont été, à l’origine, alimentés au gaz.

La salle des cuirassiers

  • Le jugement de Salomon, tableau commandé par (...)
    Sous le plafond, les scènes peintes représentent
  • Les Croisés épuisés par la soif sous les murs de (...)
  • Un plafond du XVIIe siècle

La salle du trône

La salle du trône


(Le plafond de la salle du trône)
Le plafond de la salle du trône

La salle du trône fut, à partir de 1831, le lieu des cérémonies officielles sous le règne de Charles-Albert. La balustrade en bois sculpté et doré est une réalisation du XVIIIe siècle qui ornait antérieurement une chambre à coucher des appartement privés.

Le plafond ci-contre, en bois doré, a été réalisé entre 1660 et 1662.

Il représente La paix, parmi les nuages, maintenant à ses pieds la fureur guerrière, avec Mars endormi à terre.

La salle des audiences privées

  • Portrait de Napoléon III au-dessus d’une (...)
  • Vase Cordelier de la manufacture de porcelaine de

Le cabinet chinois

Cette salle, décorée au XVIIIe siècle dans le style rocaille et le goût pour les chinoiseries, servit de cabinet de travail à Charles-Albert. Les laques orientales furent achetées à Rome en 1732 par Filippo Juvarra.


Détail du plafond du cabinet chinois

L’armurerie royale

L’armurerie royale de Turin est l’une des plus riches du monde. Elle fut exposée à partir de 1837 à l’initiative de Charles-Albert. Elle est installée dans la galerie Beaumont, réalisation de l’architecte Filippo Juvarra.

La salle de bal

La salle de bal


  • Détail de la frise
  • Au pied de la tribune des musiciens
  • Détail du plafond

La scala delle forbici

(La première volée de la Scala delle forbici)
La première volée de la Scala delle forbici

Jusqu’au début du XVIIIe siècle, la salle des gardes suisses était reliée au deuxième étage par un escalier en bois.

En 1719, Victor-Amédée II vient de devenir roi de Sicile grâce aux traités d’Utrecht qui ont mis fin à la guerre de Succession d’Espagne (1700-1714). L’architecte de la cour est le sicilien Filippo Juvarra et le prince héritier, Charles-Emmanuel, s’apprête à épouser la princesse allemande Anne-Christine de Bavière.

L’appartement des époux est aménagé au deuxième étage du palais et il faut un escalier majestueux pour accueillir dignement les jeunes princes. L’escalier en bois de 1661, œuvre de deux artistes piémontais fort appréciés en leur temps est devenu ancien.

Victor-Amédée confie la reconstruction de l’escalier à Filippo Juvarra, qui crée un escalier solennel considéré comme un chef-d’œuvre du baroque turinois.

L’escalier des ciseaux (forbici) tire son nom du décor d’un des médaillons qui orne l’intrados d’une des rampes de l’escalier.

Les Giardini reali

Les jardins royaux ont été dessinés par Le Nôtre.

La façade du palais, du côté des jardins royaux


Fontaine dans les jardins royaux

C’est depuis le Palazzo Reale qu’on accède à la Cappelle della Sindone édifiée par Guarino Guarini pour abriter le Saint-Suaire.

C’est aussi dans une aile du Palazzo Reale qu’on peut visiter la pinacothèque de Turin, la Galleria Sabauda.


Article mis à jour le samedi 13 novembre 2021