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En descendant du Castello vers le Pô

18 octobre 2021, par Madeleine, Pascal

À partir de la piazza Castello, on emprunte la via Pô qui descend vers le fleuve. Bordée d’arcades, elle longe le palais de l’Université et conduit vers la place Vittorio Veneto, face à l’église Gran Madre di Dio qui se trouve sur l’autre rive.

En remontant le cours du fleuve, on arrive bientôt au quartier du Valentino.

Du Castello au palazzo Madama

Le Castello, partie médiévale du palais Madame

Le Castello se trouve sur l’emplacement d’une ancienne porte monumentale de la ville romaine qui fut créée sous le nom d’Augusta taurinorum au Ier siècle av. J.-C.

Au XIVe siècle, une branche de la Maison de Savoie fait construire le palais de briques qu’on découvre ci-dessus et dont certains murs datent de l’époque romaine.

La régente Christine de France (1606-1663) en fait sa résidence, bientôt suivie de la régente Marie-Jeanne Baptiste de Savoie-Nemours (1644-1724), d’où le nom de palais Madame donné au château. C’est cette dernière qui passe commande à Filippo Juvarra d’un palais destiné à remplacer le château médiéval et dont seule la façade sera réalisée.

À l’arrière-plan, la façade de Filippo Juvarra


La partie orientale de la piazza Castello et l’entrée de la via Pô, vues depuis une tour du Castello

Le long de la via Pô : le palais de l’Université

Le palais de l’Université occupe un des ilôts qui bordent la via Pô. Il fut édifié entre 1712 et 1713 par l’architecte Michelangelo Garove, à la demande de Victor-Amédée II.

Lors de notre passage, la cour accueillait une exposition de sculptures contemporaines et une exposition d’affiches reprenant des images célèbres du cinéma italien.

  • Les colonnes du portique et de la galerie ont (...)
  • Sous le portique, un bas-relief de marbre
  • Détail

En allant vers la piazza Vittorio Veneto, nous faisons un détour par la mole Antonelliana, une construction de la fin du XIXe siècle qui s’élève à une hauteur de 167 mètres.

  • Sous les arcades de la via Pô
  • La mole Antonelliana
  • La mole Antonelliana, vue du sud

La piazza Vittorio Veneto

La partie haute de la piazza Vittorio Veneto et la flèche de la mole Antonelliana

La place Vittorio Veneto fut aménagée dans la première moitié du XIXe siècle lors de l’extension de la ville et la construction du pont Vittorio Emanuele I.

Elle porte depuis le XXe siècle le nom d’une petite ville de Vénétie près de laquelle se déroula en juin 1918, une offensive de l’armée austro-hongroise contre les troupes italiennes appuyées par la France et le Royaume-Uni. L’affrontement dura plusieurs jours et se conclut par une victoire de l’Italie qui conduisit l’empereur à demander l’armistice à l’Italie le 4 novembre 1918.

Les arcades protègent la traversée d’une rue transversale


Vue vers l’autre rive du Pô : le dôme de l’église Gran Madre de Dio au pied de la colline turinoise


Vue vers la rive droite depuis le pont Vittorio Emanuele I : au loin, l’église Santa Maria del Monte

L’église Gran Madre di Dio

Le pont Vittorio Emanuele I et la piazza Vittorio Veneto, vus depuis le parvis de l’église Gran Madre de Dio

Cette église de style néoclassique fut projetée en 1814 pour célébrer le retour de la Maison de Savoie en Piémont à l’issue de l’épisode napoléonien. La construction dura une vingtaine d’années.

Statue de la Foi sur l’escalier d’accès à l’église

L’église, circulaire, est surmontée d’un dôme. Le décor intérieur frappe par sa sobriété et sa grandeur, à la gloire des pieuses figures de la Maison de Savoie.

  • Intérieur de l’église Gran Madre de Dio
  • Au pied de la coupole, face à l’autel surmonté (...)
  • La coupole, percée d’un oculus
  • Face à l’autel, la frise représente, au centre, (...)
  • Alleurs, une scène d’inspiration biblique : le (...)
  • Saint Maurice, patron de la Maison de (...)
  • Saint Jean-Baptiste, patron de Turin
  • Le bienheureux Amédée de Savoie
  • La bienheureuse Marguerite de Savoie

Amédée IX de Savoie (1435-1472) le Bienheureux fut le troisième duc de Savoie à porter le titre de prince de Piémont. Particulièrement pieux, il fit construire, dans le château de Chambéry, la Sainte-Chapelle qui abrita, de 1502 à 1578, le Saint-Suaire acquis par son père en 1453. Il fut béatifié en 1677.

La bienheureuse Louise de Savoie est une des filles d’Amédée IX ; elle devint religieuse clarisse après son veuvage.

Du côté du Valentino

Depuis le pont Umberto I : vue vers l’aval, en direction du pont Vittorio-Emanuele I

Le pont Umberto I date de 1897 et porte le nom du roi Humbert Ier (1903-1907). Le pont est orné de quatre groupes de bronze, allégories de l’Art, l’Industrie, la Piété et la Vaillance.

La Vaillance et, à l’arrière-plan, la colline turinoise coiffée par l’église Santa Maria del Monte


(L’arc de l’Artillerie)
L’arc de l’Artillerie

Le quartier du Valentino doit son nom aux caractéristiques géomorphologiques du secteur, connu sous le nom de "Vallantinum" dans les documents du XVIIe siècle.

On trouve en effet dans son sous-sol la vallée d’un ruisseau souterrain qui existe toujours.

L’entrée du parc du Valentino est marquée par un arc monumental dédié à l’Artillerie et construit en 1930 par le sculpteur Pietro Canonica.

Dans le parc, le château du Valentino (ci-dessous) est une ancienne résidence princière située un peu plus au sud, le long du Pô.

C’est initialement un palais acquis en 1564 par Emmanuel-Philibert de Savoie suite au transfert de la capitale du duché de Savoie à Turin après la paix du Cateau-Cambrésis.

Il fut transformé dans la première moitié du XVIIe siècle par la régente Christine de France qui confia à Carlo di Castellamonte la reconstruction du château antérieur.

L’architecture en forme de fer à cheval entoure une large cour intérieure prolongée par un portique de marbre. Les travaux furent terminés en 1660 par Amedeo di Castellamonte.

Le château abrite aujourd’hui le siège de divers instituts de formation techniques.

Le château du Valentino

En empruntant à partir du pont Umberto I le corso Vittorio Emanuele II, on découvre l’église San Giovanni Evangelista. Ellei fut construite au XIXe siècle dans un style roman lombard, à l’initiative de Jean Bosco, prêtre qui voua sa vie à l’éducation des enfants défavorisés.

  • L’église San Giovanni Evangelista
  • L’intérieur
  • Décor d’un écoinçon


Article mis à jour le mardi 2 novembre 2021