Le site de Madeleine et Pascal

Les grottes des mille bouddhas de Kizil

11 novembre 2018, par Madeleine, Pascal

Kizil est, par son extension, le second site rupestre bouddhique de Chine après les grottes de Mogao près de Dunhuang.

Les sanctuaires de Kizil ont été creusés et décorés du IIe siècle jusqu’au XIIe siècle. Les plus anciens d’entre eux sont donc antérieurs aux grottes de Mogao et l’influence indienne y est davantage perceptible.

La route de Kucha aux grottes de Kizil

Le site de Kizil se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Kucha. En partant de Kucha, la route franchit une passe dans les premiers contreforts des monts Tianshan. On dépasse un col d’où la vue vers les monts Tianshan est particulièrement dégagée puis on redescend vers une falaise, orientée au sud, qui domine la rivière Muzart.



Arrivée sur le site de Kizil

Les sanctuaires rupestres des mille bouddhas

Les premiers sanctuaires de Kizil ont été creusés et décorés au IIe siècle, période où l’influence indienne du Gandhara est perceptible. Les plus récents datent du XIIe siècle, époque où le style est influencé par l’esthétique de la dynastie Song.

Les visiteurs sont accueillis par une statue moderne du moine Kumarajiva

Kucha est la patrie de Kumarajiva (343-413) dont le père était brahmane et la mère princesse kouchéenne. Entré dans la vie monastique à sept ans, il entreprit avec sa mère un voyage en Inde à l’âge de neuf ans et acquit une connaissance approfondie des enseignements du Mahayana. À partir de 402, il fut à Chang’an (Xi’an) l’un des premiers traducteurs en chinois de trois cents sutras, dont le "traité de la grande vertu" ou prajnaparamita.

Si seulement 75 sanctuaires de Kizil conservent des peintures, ce sont 236 oratoires qui ont été excavés le long de deux kilomètres de falaise.

Les sanctuaires sont situés en hauteur pour être à l’abri des crues de la rivière


L’oasis et la vallée de la rivière Muzart, vues depuis les sanctuaires



Article mis à jour le vendredi 23 novembre 2018