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À Lanzhou, au musée de la province du Gansu

Le cheval céleste du Gansu

3 octobre 2018, par Madeleine, Pascal

Le musée provincial du Gansu
Le musée provincial du Gansu

Le musée provincial du Gansu à Lanzhou a été construit en 1958 par des architectes soviétiques comme le suggère la photo ci-contre.

Il est consacré aux découvertes faites dans la province du Gansu. Celle-ci s’étire en direction du nord-ouest sur près de mille kilomètres. La géographie de la province actuelle suit un couloir naturel, le corridor du Hexi, coincé entre le plateau tibétain (actuelle province du Qinghai, au sud-ouest) et le désert de Gobi qui occupe les hauteurs de la région autonome de Mongolie intérieure, au nord-est.

Chine administrative - Auteur : Ismoon
Chine administrative - Auteur : Ismoon

C’est en empruntant ce corridor que l’empire des Han s’étendit vers les régions du nord-ouest. Cet itinéraire constitua l’une des routes commerciales le long desquelles circulaient les caravanes. C’est aussi par là que le bouddhisme arriva en Chine par la voie terrestre.

Dans le musée, nous visitons les salles consacrées à la période néolithique, à l’archéologie des Routes de la Soie et à l’histoire du bouddhisme en Chine.

Le chef d’œuvre du musée est cependant le "cheval volant" du Gansu.

Le cheval céleste du Gansu

Ce bronze d’une trentaine de centimètres de hauteur fut découvert fortuitement en 1969 dans une tombe du deuxième siècle de notre ère identifiée comme celle d’un général chargé, sous la dynastie des Han, de la défense des frontières de l’empire.

Le cheval volant du Gansu

Le cheval appartient à une race ramenée du Fergana par une expédition punitive diligentée par l’empereur Han Wudi en 104 avant notre ère. Il s’agit des chevaux célestes qui étaient très prisés comme marques du rang de leur propriétaire.

La statue est en particulier un miracle d’équilibre puisque le cheval ne repose que par un seul sabot sur le dos d’un oiseau, identifié par certains à une hirondelle. C’est ce qui lui vaut le surnom de "cheval volant".

Le cheval céleste du Gansu fait partie des trésors nationaux qui ne peuvent quitter la Chine.

Période néolithique

Autour du bouddhisme en Chine

Les témoignages les plus anciens de l’arrivée du bouddhisme en Chine se trouvent dans les grottes bouddhiques. Celles de Maijishan, Mogao et Bingling se situent dans la province du Gansu.
Une première salle évoque ces sites rupestres et l’activité des artistes très spécialisés qui y travaillaient.

Plus loin sont présentés des objets de culte bouddhique de diverses époques rangés par ordre chronologique.



Archéologie des Routes de la Soie

Les Routes de la Soie sont en réalité un faisceau de pistes par lesquelles transitèrent de nombreuses marchandises pendant des siècles. L’une de ces pistes empruntait le corridor du Hexi. Les Chinois fixent l’ouverture de cet itinéraire au voyage de Zhang Qian en 138-126 av. J.-C. mais il existe de plus anciennes traces de cette route comme voie de communication avec les populations de l’ouest.

La route du Hexi se développa surtout sous la dynastie Han (221 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), plus particulièrement sous l’empereur Han Wudi, puis sous les Tang (618-907), au départ de leur capitale Chang’an, l’actuelle Xi’an.

À partir du XVe siècle, les routes terrestres furent progressivement abandonnées en raison de l’instabilité liée aux guerres turco-byzantines, puis de la chute de Constantinople. Cette période coïncide avec celle des Grandes découvertes durant laquelle les Occidentaux établirent des liaisons maritimes avec l’Orient tandis que, simultanément, les empereurs Ming Yongle puis Xuanzong chargeaient l’amiral Zheng He d’expéditions maritimes en direction de l’est.

Les Routes de la Soie

L’itinéraire empruntant le corridor du Hexi fait partie du tracé représenté en vert sur la carte aui précède. La route rouge passe par les plateaux tibétains.

Lors de son voyage aller, Marco Polo, embarqué en Crimée, emprunta l’itinéraire représenté en vert. Il revint par la route maritime.

Les plus beaux objets présentés au musée régional du Gansu ont été trouvés dans des tombes de personnages importants, princes ou généraux.



Calice et soucoupe en verre représentant un lotus
Dynastie Yuan (1271-1368)

D’autres objets moins luxueux renvoient à la vie quotidienne des populations qui habitaient les oasis de l’itinéraire.

Statuettes d’époque Tang en céramique glaçurée



Article mis à jour le jeudi 11 octobre 2018