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Les ponts d’Ispahan

30 septembre 2012, par Madeleine, Pascal
 

Le Zayandeh Rud prend sa source dans les monts Zagros, dans la province du Lorestan. Après être passé par Ispahan, il se jette dans un lac salé saisonnier aux limites du désert, au sud-est d’Ispahan. En raison de l’irrigation et des besoins en eau de la ville, son cours peut aujourd’hui, selon la saison, se trouver presque à sec.

Plusieurs ponts enjambent le cours du Zayandeh Rud, parmi lesquels Pol-e Sharestan, Si-o-Seh Pol et Pol-e Khâdju.

Pol-e Sharestan

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Le pont Sharestan

C’est le plus ancien pont d’Ispahan : ses piles remonteraient à l’époque sassanide et les arches aux Seldjoukides.

Si-o-Seh Pol

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Le Si-o-Se Pol

Le Si-o-Seh Pol ou pont aux trente-trois arches porte aussi le nom de Pol-e Allahverdikhan, du nom de son commanditaire, un ministre de Shâh Abbâs d’origine géorgienne qui le fit édifier vers 1608 [1].

C’est un pont-barrage : ses piles, très larges, délimitent des chenaux. En traversant le pont, l’eau produisait un effet de fontaines grâce aux emmarchements.

Des arcades, permettent une promenade à plusieurs niveaux, selon la hauteur de l’eau. Des loggias sont délimitées sur la partie haute du pont. Elles servaient à l’occasion de fêtes sur le plan d’eau.

Des jardins longent Si-o-Se Pol
Des jardins longent Si-o-Se Pol

Pol-e Khâdju

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Le pont Khâdju

Le pont Khâdju fut édifié cinquante ans après le Pont Allahverdi Khan. Il présente une structure identique et légèrement plus complexe permettant des effets d’eau plus spectaculaires. Il est doté de vingt-trois arches, pour une longueur de 105 mètres et une largeur de 14 mètres.

Des loggias sont délimitées sur la partie haute du pont. Au milieu du pont se trouve un pavillon octogonal abritant la loge royale.

Sous le pont
Sous le pont

Au centre, la loge royale
Au centre, la loge royale

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[1Allahverdikhan était un Géorgien converti à l’Islam. La présence de Géorgiens dans l’environnement de Shâh Abbâs s’explique par la constitution d’une armée professionnelle que le souverain avait créée pour se rendre indépendant de la noblesse turkmène qui l’avait porté au pouvoir. Cette armée de métier dévouée et fidèle était obtenue en enrôlant très tôt de jeunes Arméniens et Géorgiens qui devaient tout au souverain. Les souverains ottomans avaient procédé de manière analogue en créant les janissaires.


Article mis à jour le 24 mars 2016