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La mosquée de Sheikh Lotfollâh à Ispahan

Pour les dévotions privées du souverain

27 septembre 2012, par Madeleine, Pascal

Plan de la mosquée
Plan de la mosquée

Cette mosquée qui porte le nom d’un éminent théologien fut construite entre 1602 et 1619 sous le règne de Shâh Abbâs Ier pour l’usage personnel du souverain. Elle fait face au palais Ali Qapu et ne comporte ni cour ni minaret.

En retrait de la façade orientale de la place, un parvis est aménagé devant l’entrée. Il communique au nord et au sud avec la galerie de boutiques qui fait le tour de la place. Il est décoré de mosaïques de faïences sur ses trois côtés.

La salle de prière et le dôme qui la surmonte ne sont pas alignés sur l’axe de l’iwan d’entrée qui s’ouvre sur le parvis. On retrouve ce non-alignement dans la mosquée du Shâh, mais la solution architecturale est différente.

Le portail et le dôme, vus du balcon d’Ali Qapu en 2011

Le dôme est recouvert de tuiles de céramique émaillée. Il mesure extérieurement 22 mètres de diamètre et s’élève à une hauteur de 32 mètres.

Le dôme et son tambour ajouré et épigraphié

Le portail

La mosquée ouvre sur le parvis par un portail monumental ou pishtaq décoré de mosaïques de faïence émaillée.

Le portail dans la lumière de fin d’après-midi en 2019

Le pishtaq est la structure de maçonnerie sensiblement carrée dans laquelle est creusée une niche d’entrée en forme d’iwan très peu profond. Certains voient dans l’ensemble du pishtaq et de cette niche, une reproduction, à l’extérieur de la mosquée, du mur de qibla et du mirhab.

Vue rapprochée du pishtaq


  • Les muqarnas du pishtaq
  • Détail des muqarnas
  • Panneau de céramique du registre inférieur du (...)
  • Panneau de céramique du niveau supérieur
  • Le pishtaq et l’aile nord du parvis
  • Partie haute de l’aile sud
  • Vue rapprochée de la partie haute de l’aile (...)
  • Décor ajouré de l’aile sud

Le passage couvert

Décor de céramique à la corde sèche

Une fois le portail franchi, un passage couvert conduit vers la salle de prière.

Le passage est tapissé de carreaux de faîence réalisés à la technique de la corde sèche : les artistes séparaient les couleurs grâce à une sorte de cloison en matière noire (huile ou cire avec du manganèse) posée à l’aide d’une corde. À la cuisson, cette matière brûlait, ne laissant qu’une trace noire.

  • Entrée dans le passage
  • Une petite coupole du passage
  • Céramique à la corde sèche

La salle de prière

La coupole et son tambour à claire-voie

La clarté de la salle de prière contraste avec la semi-obscurité du passage couvert. La lumière pénètre par les ouvertures à claire-voie du tambour situé en-dessous de la coupole. Celle-ci mesure 18,8 mètres de diamètre et repose sur des murs de deux mètres d’épaisseur.

La salle est édifiée sur une base carrée et le passage du carré au plan circulaire de la coupole s’effectue par quatre grandes trompes lisses descendant jusqu’au sol. Elles alternent, sur les quatre côtés du carré, avec quatre grands arcs de mêmes dimensions que les trompes. Entre ces huit arcs de même taille se trouvent de petits pendentifs à facettes. La coupole surmonte un tambour à 16 baies.

  • Une grande trompe entourée de grands arcs de (...)
  • Au centre des arcs précédents, des baies (...)
  • Le centre de la coupole
  • Rayon de soleil
  • On devine les claire-voies ajourées du tambour (...)

Un grand arc, entre deux trompes


  • Dans le mirhab, ue inscription qualifie (...)
  • Mirhab et coupole
  • Décor d’une trompe

  • Baie ajourée au niveau du sol
  • Dans un angle
  • Intrados d’un arc donnant sur le passage (...)
  • On évalue l’épaisseur des murs sur lesquels est (...)

Le shabestan

Le shabestan
Le shabestan

Dans l’architecture traditionnelle des mosquées, le shabestan est un espace enterré ou semi-enterré qui sert de salle d’été. Il peut être rafraîchi par un qanat comme à la mosquée du vendredi de Nayin. La mosquée du vendredi d’Ispahan posède elle aussi un beau shabestan.

Les maisons et les madrasas peuvent aussi posséder des shabestans : c’est le cas de la maison Borudjerdi à Kashan.

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Article mis à jour le jeudi 4 juillet 2019