Le site de Madeleine et Pascal
Qalaat al-Hosn ou Hosn al-Akrad

Le Krak des chevaliers

Une forteresse inexpugnable
15 août 2010, par Madeleine, Pascal
 

À l’origine du Krak, un fortin musulman où l’émir de Homs avait établi une garnison de Kurdes en 1031 afin de résister à l’envahisseur seldjoukide. Le nom d’al-Akrad fait référence à ces Kurdes et explique peut-être le nom de Krak.

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Le Krak des chevaliers au soleil couchant

La forteresse est enlevée dès la première Croisade par Raymond de Saint-Gilles, en route pour Jérusalem, mais les Francs ne s’y installeront vraiment que dix ans plus tard.

L’enceinte et les montagnes du djebel Ansarieh, au nord
L’enceinte et les montagnes du djebel Ansarieh, au nord
Au fond, une tour carrée dite Tour de la fille (...)

Par sa position, le fort contrôle la passe de Homs et tient en respect les émirs de Hama et Homs. Il joue donc un rôle capital dans le dispositif défensif des Francs. Le comte de Tripoli, suzerain de la place, le confie dès 1142 aux Hospitaliers de Saint-Jean, les moines soldats chargés de l’assistance aux pèlerins qui devinrent rapidement un ordre militaire.

Les Hospitaliers vont transformer la citadelle en un chef d’œuvre de l’art militaire franc, forteresse ramassée où chaque élément défensif se trouve contrôlé par un autre.

Les plus grands chefs musulmans se heurteront sans succès au Krak : Nour-ed-Din y subit une défaite en 1163. Saladin est contraint de reculer en 1187. C’est seulement un siècle plus tard que le sultan mamelouk Baybars enlèvera la place en 1271, contraignant les Hospitaliers à se rendre et à quitter le Krak.

Visite du Krak

Le fossé sépare le mur d’enceinte du talus maçonné Une porte en arc brisé, donnant sur la cour supérieure Les défenses du Krak, du côté le plus exposé Le Barqil, réservoir de 72 m de long alimenté par l’aqueduc Le Krak domine aujourd’hui un village L’entrée du fort, surmontée d’une inscription attestant de la prise du Krak par Baybars Une citerne Une voûte d’arêtes Une galerie gothique borde la salle capitulaire Inscription en caractères coufiques témoignant de la prise du fort par Baybars Détail architectural évoquant l’occupation du Krak par les Musulmans Ouverture Après la reddition des Hospitaliers, la chapelle devint une mosquée

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Article mis à jour le 20 mars 2016