Le site de Madeleine et Pascal

Kangavar

Un palais sassanide sur terrasse plutôt qu’un temple dédié à Anahita ?
11 mai 2012, par Madeleine, Pascal
 

À mi-chemin de Hamadan et Kermanshah, sur la route reliant le plateau iranien à la Mésopotamie, les restes d’un édifice monumental considéré jusqu’à une date récente comme un temple d’Anahita dominent la haute plaine de Kangavar, à 1500 m d’altitude.

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Colonnes monumentales d’inspiration hellénistique

Anahita est, dans le panthéon mazdéen, une déesse guerrière et des eaux. Elle est la mère de Mithra et peut être rapprochée de la déesse sémitique Ishtar. Elle peut aussi être identifiée aux divinités grecques Athéna ou Artémis.

Le site de Kangavar est connu dès la fin de l’Antiquité : le géographe mésopotamien de langue grecque Isidore de Charax mentionne, au IIe siècle de notre ère, un temple à Artémis situé à Kangavar, dans la description d’un itinéraire d’Ecbatane à Ctésiphon, ville située aujourd’hui en Iraq et à l’époque capitale des Parthes. Des monnaies trouvées dans des tombes à proximité du temple confirment l’occupation du site à l’époque parthe (du IIe siècle av. J-C à la fin du IIe siècle de notre ère).

Cependant, la découverte récente de blocs portant des inscriptions en pahlevi ou moyen perse suggère que l’édifice pourrait être un palais sassanide sur terrasse (IIe au VIe siècles) auquel on aurait accédé par deux escaliers convergents, comme à Persépolis.

 
Le site est toujours considéré comme un temple d’Anahita
Le site est toujours considéré comme un temple d’Anahita

Le soubassement de la terrasse
Le soubassement de la terrasse

Escalier monumental conduisant à la terrasse
Escalier monumental conduisant à la terrasse

Sur la terrasse, une petite mosquée
Sur la terrasse, une petite mosquée

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Article mis à jour le 22 mars 2016