Le site de Madeleine et Pascal

Accueil > Photos de voyages > Par pays > Sri Lanka > Gadaladeniya vihara

Gadaladeniya vihara

Un monastère du XIVe siècle dans le style de l’Inde du sud

11 mai 2018, par Madeleine, Pascal

Le terme vihara désigne un lieu d’hébergement pour les moines et nonnes bouddhistes c’est-à-dire un monastère. Il s’agissait à l’origine d’un refuge utilisé comme résidence fixe durant la saison des pluies par les premiers moines qui, comme la plupart des ascètes de leur temps, pratiquaient l’errance.

Près de Kandy, le vihara de Gadaladeniya fut construit en 1344 dans un style inspiré de l’Inde du sud. Il fut abandonné jusqu’à ce qu’un roi de Kandy le remette, au début du XVIIIe siècle à un moine pionnier de la renaissance du bouddhisme après deux siècles de recul de cette religion. Ses disciples assurent la garde du temple jusqu’à nos jours.

Ce monastère appartient au circuit des trois temples, avec ses contemporains, le monastère de Lankathilaka et le temple d’Embekka.

Le site


Le temple principal

Le temple principal

Le temple principal est entièrement construit en granite et repose directement sur le rocher. En dépit des échafaudages, la photo qui suit montre, mieux que la précédente, qu’il est surmonté d’un shikhara, nom générique pour désigner la tour dominant le sanctuaire des temples hindouistes. Mais celui-ci est en forme de dagoba.

L’extérieur et le porche révèlent des caractéristiques de l’architecture et de la sculpture de l’Inde du sud.

Le sanctuaire renferme un bouddha doré sous un arc surmonté d’un masque de fauve où l’on reconnaît le kirtimuka de l’Inde.


Le temple secondaire

Le temple secondaire

Ce temple est en fait celui qu’on découvre le premier en arrivant sur les lieux. Plus tardif que le précédent, il est surmonté d’un dagoba central entouré de quatre dômes en forme de dagobas plus petits. Contrairement au dagoba qui n’est qu’un reliquaire, chacun des ces quatre petits dômes coiffe en réalité un petit sanctuaire.

Au départ, chacun d’eux était dédié à l’un des Quatre grands célestes rois du bouddhisme chinois, gardiens des horizons et de la loi bouddhique et associés chacun à une couleur. Ils sont aujourd’hui remplacés par des bouddhas assis colorés.


Article mis à jour le mardi 15 mai 2018