Le site de Madeleine et Pascal

Accueil > Photos de voyages > Par pays > Espagne > León > León, la basilique San Isidoro et le couvent San Marcos

León, la basilique San Isidoro et le couvent San Marcos

11 novembre 2014, par Madeleine, Pascal
 

La basilique San Isidoro date des XIe et XIIe siècles et héberge le panthéon des rois de León au sein d’une chapelle romane un peu plus ancienne, ornée de fresques remarquables. Le couvent San Marcos est à l’origine un hôpital, occupé dès le XIIe siècle par l’ordre de Saint Jacques de l’épée et reconstruit à la Renaissance sur ordre des Rois catholiques.

La basilique San Isidoro

Tour de la façade occidentale, le long des murailles médiévales de la ville

La basilique porte le nom d’Isidore, évêque d’Hispanie (Séville) au début du VIIe siècle, théologien et artisan de la conversion des rois wisigoths, majoritairement ariens, au christianisme trinitaire.

Elle est située sur les lieux d’un temple romain auquel succéda une première église dédiée à Saint Jean Baptiste. L’édifice actuel date des XIe et XIIe siècles.

En 1063, Al-Mu`tadid, roi de la taifa [1] de Séville, autorise Ferdinand Ier de Castille à transférer les restes d’Isidore dans l’église San Juan de León, rebaptisée à cette occasion basilique San Isidoro de León.

  • Le portail du collatéral sud (1100)
    La balustrade et le fronton datent de la (...)
  • Détail du portail du collatéral sud
    Au tympan, le sacrifice d’Abraham.
  • Le portail du transept sud
  • Détail du portail du transept sud
    Au tympan, une descente de croix.

À côté de l’église, une chapelle héberge le panthéon des rois de León au sein d’un ensemble d’art roman, remarquable par son histoire, son architecture, ses sculptures, ses peintures et les objets saints qui y sont conservés.

Le couvent San Marcos

Arrivée au couvent San Marcos
À droite, l’église.

L’édifice actuel fut précédé d’un hôpital très simple, bâti au XIe siècle par doña Sancha, épouse de Ferdinand Ier de Castille, "pour recevoir les pauvres du Christ". Dès la fin du XIIe siècle, le monastère devint un établissement de l’ordre de Santiago (ou ordre de Saint Jacques de l’épée), hébergeant les moines chevaliers chargés de lutter contre les infidèles et de défendre la chrétienté.

Trois siècles plus tard, quand les Rois catholiques devinrent grands maîtres des ordres militaires, Ferdinand II d’Aragon ordonna de réédifier un monastère digne de la puissance acquise lors de la Reconquista. Un somptueux monument fut construit en pleine Renaissance au début du règne de Charles Quint.

La façade de style plateresque est ornée de statues et de médaillons.

  • La façade
  • Le portail, surmonté d’un audacieux fronton
  • Détail du portail : Saint Jacques
  • Devant le couvent, une statue de pèlerin

Dans le cloître se trouve une niche ornée d’une scène de la Nativité, œuvre de Juan de Juni (1506-1577).

  • Dans le cloître
  • Galerie du cloître
  • Décor de Juan de Juni
  • Aperçu sur un autre fronton

Pendant la guerre civile espagnole, le bâtiment fut utilisé par les phalangistes comme camp pour les prisonniers républicains.

Promenade dans la ville

Plaza Mayor (1665)

  • Gran Via de San Marcos
  • Plaza de la Inmaculada
  • La Inmaculada
  • Plaza de Santo Domingo
    À gauche, le Musée de León.
  • À droite, le palais des Guzman, œuvre (XVe (...)
    À gauche, la Casa Botinàs (Antonio Gaudi, 1892) (...)
  • Couvent de las Conceptionistas
    Galerie en bois et portail gothique.
  • Plaza Santa Maria del Camino
  • Église Santa Martia del Camino
  • Fontaine sur la Plaza Santa Maria del (...)
  • Plaza de San Martin
  • Plaza Mayor
    L’Hôtel de ville est juste à droite.
  • L’Hôtel de ville


Revenir à l'article : León, la cathédrale Santa Maria


[1Ce terme désigne des royaumes concurrents installés dans la région d’Al-Andalus durant les périodes d’instabilité politique séparant l’hégémonie des dynasties successives :

  • la première période des taifas sépare la chute du califat omeyyade de Cordoue (1031) de la conquête almoravide (1085/1112) ;
  • la seconde s’étend de la chute des Almoravides (1145) à la conquête almohade (1163/1203) ;
  • la troisième période démarre à la chute des Almohades (1224) et se termine en 1266.

Au-delà de cette date, seul subsistera le royaume de Grenade, jusqu’en 1492.