Une des plus anciennes églises de Milan
La fondation de San Lorenzo Maggiore remonte sans doute au début du Ve siècle. La basilique fut édifiée dans un quartier où subsistent encore quelques vestiges romains, et en particulier un alignement de seize hautes colonnes, reste d’un temple des IIe et IIIe siècles, qui borde le vaste parvis actuel de l’église.
La basilique fut reconstruite plusieurs fois au fil des siècles. Son état actuel est postérieur à 1573, date où la coupole s’effondra et l’église fut une nouvelle fois reconstruite. Les ailes ou canoniche qu’on voit sur la photo ci-dessous ont été édifiées au XVIIe siècle et la façade à pronaos date de 1894.
Les documents qui suivent montrent que le parvis actuel occupe la place d’un quadriportique qui précédait l’église primitive. Les ailes de l’église actuelle et le pronaos matérialisent sensiblement l’emplacement des galeries de ce portique primitif.
L’église a un plan carré, centré, à chapelles radiales. Un vaste déambulatoire dessert la sacristie et les chapelles.
Né à Wurzbourg, Aquilin (environ 970-1018) étudie la théologie et voyage en Euope de Paris à Pavie où il lutte contre la doctrine cathare et contre les arianistes. Il est poignardé à Milan par un hérétique. Son culte commence vers 1400 à Milan où son corps est redécouvert. C’est en 1600, sous Charles Borromée, qu’une chapelle de l’église San Lorenzo Maggiore, ornée de mosaïques paléochrétiennes du Ve siècle, prend le nom de Sant’Aquilino.
Le plan de l’église actuelle présenté plus haut montre que la chapelle Sant’Aquilino est constituée de trois espaces en enfilade :
La porte monumentale
On entre dans la chapelle par une porte monumentale en marbre édifiée en cet endroit dès le Ve siècle avec des pierres de remploi ayant appartenu à une construction du Ier siècle.
La salle octogonale et les mosaïques
Les niches, le dôme et la partie supérieure des murs de cette salle étaient ornés d’un cycle de mosaïques dont ne subsistent que peu de scènes.
Le sarcophage monumental
La salle octogonale renferme un sarcophage de dimensions imposantes (2,04 m sur 2,39 m). Il fut placé là à l’époque du cardinal Federico Borromeo (1564-1631). Réalisé en marbre grec, il remonte au IIIe siècle, mais fut retravaillé au VIe siècle pour une utilisation dans un cadre chrétien.
L’autel et le reliquaire de Sant’Aquilino
La basilique San Lorenzo Maggiore se trouve à proximité de l’ancienne Porta Ticinese, une des portes méridionales de la ville médiévale, le long de la muraille du XIIe siècle.