Le site de Madeleine et Pascal

À pied ou en felouque, d’Esna à Assouan

Loin des touristes, le Nil au ralenti

17 novembre 2020, par Madeleine, Pascal

(La salle hypostyle du temple d’Esna )
La salle hypostyle du temple d’Esna

En avril 2000, notre premier voyage en Égypte comporte une semaine de navigation.

Après trois jours passés à randonner dans l’oasis d’al-Kharga, nous rejoignons le Nil en voiture pour embarquer près de l’écluse d’Esna en vue de remonter le fleuve jusqu’à Assouan.

Mais avant d’embarquer, nous jetons un coup d’œil au temple d’Esna, premier des grands temples où nous ferons halte dans les jours suivants.

Il s’agit d’un temple dédié au dieu Khnoum. Sa construction s’étala sur 250 ans, démarrant sous Ptolémée VIII Evergète II (r. 145-116) pour se terminer sous le règne de l’empereur romain Marc-Aurèle (r. 161-180).

Le site fut fouillé par Auguste Mariette mais seule la salle hypostyle a été dégagée. Cette salle compte vingt-quatre grandes colonnes de treize mètres de haut. Le reste est encore sous terre, en pleine ville, sous des édifices.

Après cette visite, notre petit groupe se voit attribuer une felouque qui servira, pendant la semaine à venir, à la fois de salon de repos (après les longues marches sous le soleil) et de dortoir.

Pendant la journée, notre felouque est poussée par le vent, du moins quand il y en a, ou, plus prosaïquement, halée par le petit bateau à vapeur qui sert aussi de cuisine et dans lequel nous prenons les repas. L’équipe des felouquiers, le pilote du vapeur, notre guide, le guide égyptien et le cuisinier dorment dans une deuxième felouque.

Premier repas à bord du vapeur

Nous accostons chaque soir sur la berge du fleuve ou dans une île pour y passer la nuit. Et durant la journée, nous faisons de longues marches sur la rive au voisinage immédiat du fleuve, dans des palmeraies, vers le désert ou dans des villages situés entre cultures et désert, tandis que les bateaux continuent leur chemin : nous les retrouvons le soir un peu plus loin.

D’Esna à El Kab

  • Notre salon-dortoir
  • "Barques sur le Nil..."
  • Bateau de tourisme accompagné de sa felouque
  • De plus près, après l’avoir dépassé

  • Voile affalée
  • Voile gonflée
  • Arrivée à El-Kab
  • Coucher de soleil à El-Kab

D’El-Kab à Ramadi

Une barge chargée de canne à sucre

La matinée est consacrée à la visite du temple d’Edfou et l’après-midi à la navigation.

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  • Îles et bancs de sable
  • Nous longeons la rive orientale du Nil
  • Ici, le fleuve est très large

De Ramadi à l’île de Basaw

Durant cette journée, nous effectuons une grande marche dans les palmeraies en suivant les berges du Nil ou celles des canaux qui le longent. Nous poursuivons ensuite jusqu’à des falaises.



Vue vers l’ouest, en direction du désert


Vue vers le Nil et les cultures

De l’île de Basaw jusqu’à Bachir

Le lendemain, nous sommes dans un secteur beaucoup plus désertique. C’est le jour de la visite des carrières pharaoniques du Gebel Silsileh.

La journée se termine par la traversée d’un village où sont fabriquées des quantités considérables de briques crues qui sèchent au soleil.

De Bachir à l’île d’Arab

Nous nous élevons au-dessus des marais, entre Nil et désert. Et la journée se poursuit par une progression le long des dunes d’Oum Gara.

La soirée à l’île d’Arab est l’occasion inespérée d’un bain dans le Nil.


De l’île d’Arab à l’île de Twila

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Après la visite de Kom Ombo, nous nous rendons au marché aux dromadaires de Daraw.


Et nous poursuivons par une marche dans des palmeraies.


De l’île de Twila à l’île de Bahrif

Pour ce dernier jour avant l’arrivée à Assouan, nous nous éloignons un peu du fleuve pour traverser plusieurs villages nubiens.


Article mis à jour le samedi 21 novembre 2020