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L’église Santa Maria delle Grazie à Milan

Du gothique à la Renaissance

21 novembre 2017, par Madeleine, Pascal

La basilique Sainte-Marie-des-Grâces est l’église d’un monastère de Dominicains fondé en 1459 sur l’emplacement d’une chapelle préexistante dédiée à la Madone des Grâces. L’église actuelle fut édifiée entre 1463 et 1469, dans la tradition gothique lombarde par l’architecte Guiniforte Solari qui travaillait aussi aux chantiers du Duomo et de l’Hôpital majeur.

Mais en 1492, le duc de Milan Ludovic le More décide d’en faire un monument dans le nouveau style en vogue dans les cours de la péninsule italienne. Il fait alors démolir l’abside de Solari et édifier à la place une structure à plan centré attribuée à Donato Bramante : appuyée sur un énorme cube et désignée sous le nom de "tribune", elle prend place dans l’alignement de la nef gothique existante.

C’est à la même période que Léonard de Vinci peint, dans le réfectoire du couvent, son œuvre milanaise la plus célèbre, La Ultima Cena.

L’édifice associe les styles gothique et Renaissance

L’extérieur


L’intérieur

La très haute coupole aux multiples ouvertures qui domine le chœur rend cette partie de l’église très lumineuse en comparaison des nefs gothiques.

Les chapelles latérales ont été ornées aux XVe et XVIe siècles.

Quatre des sept chapelles latérales sud



La tribune et le chœur des moines de Bramante

Au premier plan, la tribune et, à l’arrière-plan, les trois nefs

La photo ci-dessus montre que la largeur des trois nefs de l’église de Solari sert de base à la construction de la tribune de Bramante : cette largeur en effet celle de l’arête du cube sur lequel est édifiée la tribune. Le coro et les deux niches hémi-cylindriques qui entourent la tribune ont une largeur moitié.

La Cène de Léonard de Vinci

La Ultima Cena est une peinture murale à la détrempe ou tempera de 4,60 × 8,80 mètres. Elle a été réalisée à la demande de Ludovic Sforza de 1495 à 1498.
Le tableau est surmonté de trois blasons de la dynastie des Sforza. Au centre celui de Ludovic Sforza et de son épouse, Béatrice d’Este, de part et d’autre, ceux de leurs fils.


Article mis à jour le mercredi 22 novembre 2017