Le site de Madeleine et Pascal

Vittoriosa, la cité victorieuse

Birgu, la première capitale des Hospitaliers

12 juillet 2017, par Madeleine, Pascal

Le nom de Birgu vient de l’italien Borgo, bourg. Avant l’arrivée des Hospitaliers, c’était en effet le deuxième village de l’île de Malte, après Mdina, la capitale de l’intérieur des terres. C’était aussi le port de l’île.

En 1530, les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem à qui Charles Quint vient d’attribuer les îles maltaises s’établissent à Birgu : en effet, la situation de la capitale Mdina ne convient pas aux exigences de la guerre navale que les moines-chevaliers ont vocation à conduire. Birgu compte alors un château, connu depuis 1274 mais en mauvais état. Les Hospitaliers s’y installent, le restaurent et le renforcent. C’est le fort Saint-Ange.

Les Hospitaliers font de Birgu leur capitale et lui donnent, après le siège de 1565, le surnom de Città Vittoriosa (la cité victorieuse). C’est alors que le Grand maître Jean Parisot de La Valette estime que la presqu’île de Xiberras, faisant face à Birgu, est moins exposée aux attaques et décide d’y édifier une nouvelle capitale, baptisée La Valette.

Le fort Saint-Ange, à la pointe de la presqu’île qui porte la cité de Birgu

Au pied du fort Saint-Ange

Les deux premières photos ci-dessous sont prises lors de la croisière dans le port. Les trois suivantes sont prises depuis depuis le pied des murailles.

Le palais de l’Inquisiteur

Ce palais qui inclut des parties de style gothique et d’autres plus tardives hébergea à partir des années 1530 le tribunal civil des chevaliers de Saint-Jean. Il accueillit ensuite le tribunal de l’Inquisition de 1574 jusqu’à sa dissolution par les troupes de Napoléon Bonaparte en 1798.


L’église Saint-Laurent et le monument au Jour de la Liberté

Une première église dédiée à Saint-Laurent fut l’église conventuelle de l’Ordre, avant que l’église Saint-Jean de La Valette le devienne. L’église actuelle, de style baroque, est la plus grande de Vittoriosa. Elle fut construite entre 1681 et 1687 par l’architecte maltais Lorenzo Gafà qui réalisa par ailleurs la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Mdina, l’église des Carmélites de Mdina et l’église Saint-Paul de Rabat.

Au pied de l’église, face à Dockyard Creek, se trouve un petit jardin de cactées qui accueille le monument au Jour de la Liberté. Il célèbre le 31 mars 1979, date où les dernières bases militaires de l’armée britannique furent évacuées, libérant ainsi Malte de toute trace d’occupation coloniale. C’est à la base navale de Vittoriosa que le dernier drapeau britannique fut abaissé : un groupe de bronze reconstitue la scène à l’emplacement même de cette cérémonie historique.



Dans les rues de Vittoriosa


Article mis à jour le lundi 17 juillet 2017