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Athènes et l’Acropole

1er février 2016, par Madeleine, Pascal
 

Le Parthénon, en haut à droite, le petit temple d’Athéna Nikè, à l’extrême-gauche, et le mur de scène de l’Odéon d’Hérode Atticus.
Le Parthénon, en haut à droite, le petit temple d’Athéna Nikè, à l’extrême-gauche, et le mur de scène de l’Odéon d’Hérode Atticus.

L’Acropole est un plateau rocheux du centre d’Athènes dont le nom signifie « ville haute ». Son état actuel résulte de constructions du Ve siècle avant notre ère qui prirent la suite d’édifices ravagés lors des Guerres Médiques.

En effet, après la bataille de Platées (479) qui scella leur victoire définitive sur les Perses, les Grecs avaient décidé de ne jamais reconstruire leurs sanctuaires détruits par les Perses, mais de les laisser en ruines, comme perpétuel rappel de la férocité barbare de leurs ennemis. Les Athéniens concentrèrent alors leurs efforts sur la reconstruction de leur économie et le renforcement de leur influence dans la ligue de Délos.

Mais lorsque Périclès arriva au pouvoir, il conçut un vaste projet pour faire d’Athènes un grand centre de pouvoir et de culture grecs. L’état actuel de l’Acropole résulte de cette décision et les constructions furent complétées à l’époque romaine.

L’Acropole fut un vaste sanctuaire pour le culte de la déesse Athéna et de nombreux autres dieux, incluant plusieurs temples dont le Parthénon, l’Érechthéion et le temple d’Athéna Nikè. Les autres monuments remarquables qui subsistent sont les Propylées, le théâtre de Dionysos, ainsi que l’odéon d’Hérode Atticus.

Au pied de l’Acropole se trouvent l’agora et temple d’Héphaïstos, le forum romain et l’Olympeion.

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Le Parthénon domine les escarpements de l’aile sud de l’Acropole

Les Propylées

Les Propylées est le nom de l’entrée monumentale de l’ensemble des édifices de l’Acropole. Dans les plans de Périclès, la construction des Propylées devait suivre celle du Parthénon et les Propylées devaient couronner le chemin escarpé menant au sommet de la ville haute par le flanc sud-ouest de la colline.

Commencés en 437 avant notre ère, les Propylées ne furent jamais achevés, les travaux ayant été interrompus cinq ans plus tard, peu avant le déclenchement de la guerre du Péloponnèse.

Du haut des Propylées, on découvre la colline de l’Aréopage, énorme monolithe de marbre gris qui domine l’agora d’Athènes.

Le temple d’Athéna Nikè

Le petit temple d’Athéna Nikè fut édifié au cours du Ve siècle. De style ionique, c’est un édifice amphiprostyle : il comporte des colonnes en façade et d’autres à l’arrière, mais pas de colonnes sur les côtés.

Le temple symbolisait le souci des Athéniens que leur ville soit la première (Nikè, la Victorieuse) des cités-États. Il renfermait uns statue d’Athéna aptère, c’est-à-dire sans ailes, afin qu’elle ne puisse s’envoler loin de la cité.

Le Parthénon

Le Parthénon actuel prit la suite d’édifices antérieurs, dont le dernier avait été détruit lors du sac de l’Acropole en 480 av. J.-C. par les Perses de Xerxes Ier lors de la deuxième Guerre Médique.

Il fut bâti à l’instigation de Périclès à partir de 439 av. J.-C. en marbre du Pentélique. C’est un édifice périptère, c’est-à-dire entouré de rangées de colonnes sur ses quatre faces.

La frise dorique qui surmonte la colonnade extérieure est constituée de triglyphes (trois bandes verticales) alternant avec des métopes sur lesquels sont sculptées des scènes traditionnelles.

Le Parthénon abritait une statue chryséléphantine d’Athéna Parthénos sculptée par Phidias et qui fut consacrée en 439 av. J.-C.

L’Érechteion

Ce temple d’ordre ionique est situé au point le plus élevé de l’Acropole, sur l’emplacement de l’Acropole primitive, au nord du Parthénon.

Il remplaça un temple archaïque d’Athéna Polias qui se trouvait entre le Parthénon et l’emplacement actuel et qui avait été détruit par les Perses en 480 lors des Guerres Médiques.

C’est le dernier monument érigé sur l’Acropole durant le Ve siècle av. J.-C. et il est renommé pour son architecture élégante et inhabituelle. De conception complexe, il compte plusieurs sanctuaires. Autour de sa tribune, un portique de cariatides réunit six statues de jeunes filles drapées qui servent de colonnes supportant l’entablement.

Des environs de l’Érechtéion, on découvre une vue vers le nord de la ville et les monts qui la dominent au nord-ouest.

L’odéon d’Hérode Atticus

Ce monument date de l’époque romaine. Hérode Atticus était un rhéteur et sophiste athénien. Il fut consul à Rome, vécut auprès des empereurs Hadrien puis Antonin et fut choisi par ce dernier pour être le précepteur des futurs empereurs Lucius Verus et Marc Aurèle.

Il épousa Régilla, fille d’une opulente famille patricienne de Rome. Lorsqu’elle mourut, encore jeune, Hérode Atticus construisit à sa mémoire un petit théâtre sur le flanc sud de l’acropole d’Athènes.

L’odéon d’Hérode Atticus est plutôt un petit théâtre, comparé par exemple au théâtre de Dionysos : il pouvait accueillir 5 000 spectateurs.

La photo ci-dessous rappelle que Regilla et Hérode Atticus sont aussi évoqués au musée d’Olympie :

Du haut de l’Acropole : l’agora et d’autres monuments d’époque grecque ou romaine

Quelques vues de la ville

Les monuments officiels construits au XIXe siècle empruntent largement aux canons de l’architecture antique.


En logo, la tribune de l’Érechtéion, ceinte d’une galerie de caryatides.


Article mis à jour le 6 février 2017