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Églises Renaissance et baroques à Gênes

8 décembre 2015, par Madeleine, Pascal
 

La richesse de Gênes aux XVIe et XVIIe siècles et l’expansion de la cité à cette époque ont favorisé la construction de nouvelles églises ou la reconstruction d’églises antérieures, conformément aux canons de la Contre-Réforme.

Leur décoration somptueuse fut souvent financée par les plus riches familles de la ville.

La basilique Santa Maria Assunta se distingue par sa masse qui domine la colline de Carignano. C’est l’une des œuvres les plus célèbres du génois Galeazzo Alessi, par ailleurs constructeur du dôme de San Lorenzo. Il s’inspira ici des plans de Bramante pour la basilique Saint Pierre de Rome. Cette église, construite en 1549-1552, est considérée comme l’un des plus beaux exemples d’architecture Renaissance de la ville.

Santa Maria Assunta in Carignano

San Pietro in Banchi
San Pietro in Banchi

Construite entre 1572 et 1585, l’église San Pietro in Banchi est l’œuvre de l’architecte Bernardino Cortone. C’est, avec la cathédrale San Lorenzo, l’un des trois édifices religieux dont la construction fut décidée par la république de Gênes.

L’église du Gesu
L’église du Gesu

L’église du Gesu, initialement dédiée à Saint Ambroise, fut confiée aux Jésuites lorsque le premier groupe d’entre eux arriva à Gênes en 1552. Ils aménagèrent l’édifice suivant les besoins d’une prédication moderne et y apportèrent de grandes modifications sous la direction de l’architecte jésuite Giuseppe Valeriano, lui donnant vers 1589 la forme baroque actuelle.

L’église du Gesu et la basilique de Carignano figurent dans l’ouvrage Palazzi di Genova publié en 1622 à Anvers par Rubens après son passage à Gênes.

Deux pages de l’ouvrage publié par Rubens
Deux pages de l’ouvrage publié par Rubens
À gauche, la basilique du Carignano et, à (...)

San Siro

La basilique San Siro, très ancienne, fut la première cathédrale de Gènes, avant que ce titre soit transféré au Duomo San Lorenzo.

Après un incendie qui la détruisit totalement en 1478, elle fut reconstruite entre 1586 et 1613, selon les préceptes de la Réforme catholique. Les décors intérieurs utilisent des marbres de couleur blanche, noire et orange.


Santissima Annunziata del Vastato

La façade néoclassique réalisée dans les années 1820-1830

Le toponyme Vastato (du bas-latin guastum ou vastinium) désigne un terrain vague extérieur aux fortifications et sur lequel les arbalétriers génois venaient s’entraîner.

Une petite église occupée par une communauté monastique existait dès le XIIIe siècle sur les lieux de l’église actuelle. Ceux-ci furent attribuée en 1508 aux Franciscains qui entamèrent la construction d’une église monumentale en style gothique tardif, dotée de trois nefs et de nombreuses chapelles latérales. Elle comportait une tour-lanterne à l’aplomb de la croisée du transept et de la nef centrale mais était décorée sobrement, à l’image de la pauvreté franciscaine.

Cependant, les vicissitudes liées à la Réforme et au concile de Trente entraînèrent une transformation radicale de la basilique. Les moines durent étudier une rénovation presque complète de l’édifice afin de le rendre conforme aux nouveaux canons. Ils durent aussi financer les travaux correspondants et vendirent le patronage de la chapelle majeure à la très riche famille des Lomellini. Ceux-ci s’engagèrent à financer tous les travaux, en échange de l’emploi de l’église comme chapelle de famille.

Au moment de décorer les lieux les plus importants de l’édifice, les Lomellini se tournèrent vers Giovanni Andrea Ansaldo, auquel ils confièrent la responsabilité de la coupole.

L’église est considérée comme très représentative de l’école génoise, typique du maniérisme tardif du XVIIe siècle.

La façade néoclassique date du XIXe siècle.

Santi Vittore e Carlo

L’église se trouve via Balbi, face au Palazzo Reale, et fut édifiée entre 1629 et 1635 par l’architecte Bartolomeo Bianco. Compte tenu de la pente du terrain dans ce quartier, elle se trouve surélevée par rapport à la rue. La façade fut restructurée en 1743 et on y accède aujourd’hui par une double rampe, abritée sous une loggia décorée de marbres et de stucs.

L’intérieur de l’église est à une seule nef et présente un plan en croix latine avec six chapelles latérales et une coupole qui surmonte la croisée du transept. La décoration peinte intérieure a été réalisée entre 1890 et 1898.

L’imposant autel majeur du XVIIe siècle est une œuvre du sculpteur Giovanni Bernardino Casella (1620-1679) et fut placé dans l’église en 1867.

San Filippo Neri

Cette église, construite de 1674 à 1712 et dont la façade date de 1738, est considérée comme le plus important témoignage du style baroque tardif à Gênes.

Détail de la façade concave : au tympan, San Filippo et au-dessus, une statue de la Vierge Immaculée

L’église comporte une seule nef surmontée d’une voûte en berceau et quatre chapelles latérales décorées de fresques.

Santa Maria Maddalena

Cette église fut construite entre la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe, sur une église plus ancienne datant du XIIe siècle.
L’église, à trois nefs, est ornée de fresques qui datent toutes du XVIIIe siècle.

Santa Maria delle vigne

Sainte-Marie-des-vignes est considérée comme le plus ancien sanctuaire marial de Gênes. Elle doit son nom au fait qu’une église fut édifiée sur le site, au XIe siècle, sur le territoire d’un vignoble extérieur aux fortifications de l’époque.

Santa Maria delle Vigne

L’église actuelle date de la fin du XVIe siècle mais fut profondément modifiée dès le XVIIe siècle sous la responsabilité de l’architecte Daniele Casella (1557-1646) qui remplaça toutes les colonnes, édifia la coupole, assura la réfection de la nef et l’ouverture des fenêtres semi-circulaires.

Les fresques datent du XVIIIe et, pour certaines, du XIXe siècle. La façade de style néoclassique fut réalisée entre 1841 et 1848.

L’église conserve néanmoins son campanile roman, ainsi qu’un cloître canonial de la même époque.


Article mis à jour le 10 septembre 2016