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La cathédrale de Grenade et ses alentours

9 décembre 2013, par Madeleine, Pascal
 

De style Renaissance, la cathédrale de Grenade est l’une des plus grandes d’Espagne. Elle donne accès à la Capilla Real, mausolée édifiée par Charles Quint pour ses grand-parents Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon et ses parents Jeanne la Folle et Philippe le Beau. Une église baroque, l’église du Sagrario est adossée à la cathédrale.

La cathédrale de l’Incarnation

La construction d’une cathédrale à Grenade fut envisagée par les Rois Catholiques dès 1492, sur le site de l’ancienne grande mosquée des Nasrides. En 1505, sa conception fut confiée à Juan Gil de Hontañón et à Enrique Egas qui travaillaient déjà à la Chapelle royale. Les deux architectes prévoyaient la construction d’un édifice gothique. Le chantier démarra en 1518 mais le projet fut abandonné dès 1523.

On adopta alors les plans de l’architecte Diego de Siloé, qui travaillait au monastère de San Jerónimo de Grenade. Il décida d’élever, sur les bases du projet antérieur, un édifice pleinement Renaissance et dirigea les travaux de 1528 jusqu’à sa mort, en 1563. Divers architectes se succédèrent ensuite pour poursuivre le chantier et la construction s’acheva en 1704 sous le règne de Philippe V.

Vue d’ensemble

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La cathédrale, vue des murailles de l’Alhambra

Les dimensions de l’édifice (115 mètres sur 67), sa structure à cinq nefs et double déambulatoire et la blancheur de la pierre employée font de cette cathédrale un ensemble très imposant dont on ne peut guère apprécier l’envergure que depuis la colline de l’Alhambra.

L’extérieur

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La façade

L’imposante façade principale, dessinée en style baroque en 1667 par Alonso Cano est conçue à la manière des arcs de triomphe romains.

Elle est organisée selon trois arcs en plein cintre, l’arc central plus élevé et plus large que les deux arcs latéraux. Ils correspondent aux trois nefs centrales de la cathédrale. Ces arcs sont séparés par des piliers aux allures de contreforts, décorés de pilastres.

Médaillon du mystère de l’Incarnation
Médaillon du mystère de l’Incarnation

La façade est divisée en deux registres verticaux. Le registre inférieur est séparé du niveau supérieur par une corniche fortement saillante. La porte centrale, en plein cintre, est surmontée d’un médaillon représentant le mystère de l’Incarnation, exécuté par José Ruiseño en 1717. La porte est flanquée de deux niches, dans lesquelles sont installées des statues de Saint Pierre et de Saint Paul. La même disposition se répète dans les compartiments latéraux, moins monumentaux et dans lesquels le médaillon est remplacé par un oculus.

Au registre supérieur, quatre statues représentant l’Ancien et le Nouveau Testament, Saint Raphaël et Saint Michel trônent sur la corniche, devant chacun des piliers. Dans l’espace de l’arc central prend place une rosace étoilée flanquée de deux pilastres et surmontée d’un vase de lys, symbolisant la virginité de la Vierge. L’espace des arcs collatéraux est orné de rosaces à vitraux, encadrées de pilastres et couronnées d’un fronton triangulaire.

Le chevet
Le chevet
Le portail nord
Le portail nord
Emblèmes royaux sur les piliers du portail nord
Emblèmes royaux sur les piliers du portail nord

L’intérieur

La chapelle majeure est l’œuvre de l’architecte et sculpteur Diego da Siloe (Burgos 1495 - Grenade 1563), par ailleurs auteur de l’escalier de la Coroneria de la cathédrale de Burgos et qui termina le monastère des Hiéronymites à Grenade.

Le chœur, vu du déambulatoire
Le chœur, vu du déambulatoire
Partie gauche du chœur
Partie gauche du chœur
Orant de Ferdinand d’Aragon, au-dessus du chœur
Orant de Ferdinand d’Aragon, au-dessus du chœur
Partie droite du chœur
Partie droite du chœur
On devine le double déambulatoire.
Le tabernacle
Le tabernacle
La chaire
La chaire
Dans le mur sud, un portail plateresque donne accès à la Chapelle royale
Dans le mur sud, un portail plateresque donne accès à la Chapelle royale
Dans la Chapelle royale se trouvent les (...)

L’église paroissiale du Saint-Sacrement

L’église du Saint-Sacrement, Iglesia del Sagrario, fut édifiée entre 1705 et 1722 par Francisco Hurtado Izquierdo. De style baroque, elle est adossée à la cathédrale et adopte un plan en croix grecque inscrite dans un carré.

La nef et le chœur
La nef et le chœur
Vue du transept
Vue du transept
Le tabernacle
Le tabernacle
Chapelle de l’abside
Chapelle de l’abside
Au premier plan, la chaire.
La voûte qui domine la croisée du transept
La voûte qui domine la croisée du transept

Autour de la cathédrale

Face à la cathédrale, le palais archiépiscopal
Face à la cathédrale, le palais archiépiscopal
Hommage à quelque archevêque
Hommage à quelque archevêque
Emblèmes archiépiscopaux
Emblèmes archiépiscopaux
La cathédrale, vue de la place Bib-Rambla
La cathédrale, vue de la place Bib-Rambla
Face à la Capilla Real
Face à la Capilla Real
La Alcaceria
La Alcaceria

La Alcaceria était, à l’époque musulmane, un marché de la soie. Aujourd’hui encore ces ruelles évoquent les souks orientaux.

La Chapelle royale

La Capilla Real fut construite pour accueillir les tombeaux des Rois Catholiques qui avaient souhaité être inhumés à Grenade. Sa construction débuta en 1505 sous les ordres d’Enrique Egas qui lui donna un style gothique. L’extérieur de la chapelle évoque le monastère San Juan de los Reyes à Tolède.

Le portail en fin d’après-midi
Le portail en fin d’après-midi
La Chapelle royale, dans le soleil du matin
La Chapelle royale, dans le soleil du matin
Les dentelles évoquent San Juan de los Reyes, à Tolède
Les dentelles évoquent San Juan de los Reyes, à Tolède
Accès à la Chapelle royale
Accès à la Chapelle royale

Article mis à jour le 27 septembre 2016