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Tolède et sa cathédrale

Le siège archiépiscopal de l’église espagnole
12 novembre 2013, par Madeleine, Pascal
 

Enserrée dans un méandre du Tage, qu’elle domine, Tolède est protégée par le fleuve. Les Wisigoths firent de la ville leur capitale politique et religieuse du Ve siècle jusqu’à la domination arabe et plusieurs conciles s’y déroulèrent dès cette époque. Reconquise en 1085 par le roi Alphonse VI de Castille, Tolède devint siège archiépiscopal. Mais elle fut aussi un carrefour des trois religions juive, musulmane et chrétienne, jusqu’à l’expulsion des Juifs et des Musulmans en 1492, suite à la reddition du royaume de Grenade. En 1522, Charles-Quint installa la cour à l’Alcazar de Tolède ; elle fut transférée à Madrid par Philippe II.

Vue de la ville depuis le sud
À droite, l’Alcazar, à gauche, la cathédrale

La cathédrale Sainte-Marie

La cathédrale
La cathédrale

La cathédrale actuelle occupe le site d’une ancienne cathédrale wisigothe remplacée, après 712, par une grande mosquée. Après la prise de Tolède en 1085, la mosquée fut convertie en cathédrale avec la bénédiction du pape Urbain II qui confirma la primatie de Tolède sur l’Église de la péninsule.

Ce n’est qu’en 1226 que commença le chantier de la cathédrale actuelle, sous la direction d’un maître français qui s’inspira des modèles de la famille de Notre-Dame de Paris, avec un plan à cinq nefs et double déambulatoire. Mais les travaux d’architecture ne se terminèrent qu’au XVe siècle, sous la responsabilité d’un maître flamand : la cathédrale inclut donc des éléments tardifs de style gothique flamboyant. La décoration intérieure fut élaborée à partir du XVIe siècle : d’une très grande richesse, elle est représentative des styles Renaissance et baroque.

La place de la cathédrale

  • Arrivée à la cathédrale
    Au premier plan, un passage surélevé relie (...)
  • Partie haute du portail et de la tour (...)
    La tour nord, inachevée, fut complétée par un (...)
  • La tour sud
  • Détail de la tour sud

  • Le palais épiscopal, à côté de la cathédrale
  • Le palais épiscopal à droite et l’hôtel de ville (...)
  • L’hôtel de ville fait face à la cathédrale
  • Place de la cathédrale

L’intérieur

  • Vue de la nef, depuis l’arrière-chœur (trascoro)
    En haut le calvaire sur ciel étoilé qui domine (...)
  • Le retable de la capilla mayor
    La hauteur du retable est de 25 m. Sa réalisation
  • Détail du retable
  • La rose

  • La chapelle Saint-Ildefonse
    Cette chapelle fut construite pour inhumer le (...)
  • La chapelle Saint-Jacques
    Cette vaste chapelle octogonale de style (...)
  • Saint Jacques Matamore
  • Monument funéraire du cardinal Mendoza, bras (...)
    Il s’agit de la première sépulture de style (...)

Le coro

L’impressionnant coro, ou chœur des chanoines, est considéré comme le plus grandiose de la chrétienté. Les stalles inférieures, en noyer, ont été sculptées au XVe siècle, dans un style germanique, avec des scènes de reddition de forteresses. Les stalles hautes, réalisées au XVIe siècle par Alonso de Berruguete et le bourguignon Philippe Bigarny sont composées de fauteuils de bois surmontés de statues d’albâtre.

  • Les deux niveaux de stalles
    Au dossier des stalles hautes, des prophètes, (...)
  • Prise de Salamanque dans le coro bas

  • Judas
  • Jeroboam
  • Un fauteuil de cérémonie

Le transparent

Vers 1725, l’archevêque de Tolède souhaite qu’un monument soit élevé à la gloire du Saint-Sacrement et prenne place au dos de l’autel principal. Le sculpteur Narciso Tomé va créer un ensemble mélangeant architecture, sculpture, peinture et décorations et qui sera éclairé par un oculus percé dans la voûte du déambulatoire formant une sorte de chapelle sans murs. Le monument connaîtra un immense succès dès son achèvement en 1732.

  • Vue d’ensemble
  • Détail de la gloire

  • Détail des marbres incrustés de l’autel
  • Marbres incrustés au pied de l’autel
  • L’oculus qui fait face au retable
  • Décor de la base de l’oculus

Le trésor

Le trésor de la cathédrale renferme deux œuvres majeures :

  • une custode (ostensoir) processionnelle, commandée en 1515 par le cardinal Cisneros à l’orfèvre Enrique de Arfe : elle renferme, au centre, l’ostensoir d’Isabelle la Catholique, monté sur une tour-ostensoir de style germanique fabriquée à partir de 180 kg d’argent et 20 kg d’or. L’objet est constitué de 5600 pièces d’orfèvrerie assemblées par 12500 vis. Il comporte 250 petites statues. Lors des processions, un dais couvre les 3 km du parcours.
  • une Bible en trois volumes, dite Bible de Saint Louis, réalisée dans les ateliers royaux français et offerte en 1258 par Louis IX au roi Alphonse X le Sage.

  • La custode
  • Fac-simile de la Bible de Saint Louis
  • Couronne d’Isabelle la Catholique

La sacristie et la salle capitulaire

La salle capitulaire est décorée de portraits des évêques de Tolède depuis l’origine. La sacristie est une véritable pinacothèque qui rassemble des œuvres des peintres les plus prestigieux des écoles flamande, italienne et espagnole. Au fond se trouve le tableau de L’Espolio, ou Partage de la tunique du Christ, que le Greco peignit sur place sur commande du chapitre de la cathédrale.

  • Portraits des évêques de Tolède
  • Jugement dernier dans la salle capitulaire

  • Un plafond
  • Sur la voûte de la sacristie, une fresque de (...)
    L’œuvre représente la Descente de la Vierge pour (...)
  • L’Espolio du Greco
    Partage de la tunique du Christ. Le Christ (...)

Dans les rues de Tolède

  • Plaza Zocodover
    Le nom de la place, dérivé de l’arabe "souk", se (...)
  • L’église des Jésuites

  • Écu de l’archevêque de Tolède
  • Maison dite "du Greco"
  • Cervantès devant la Puerta del Sangre

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Article mis à jour le 14 octobre 2018