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Les mausolées des poètes Saadi et Hâfez à Shiraz

7 août 2012, par Madeleine, Pascal
 

Shiraz fut un centre de la poésie persane et du soufisme. Les tombeaux du mystique Saadi et du poète Hâfez sont connus et visités depuis leur mort. Les mausolées ont été rénovés au XXe siècle et installés au cœur de jardins persans : ce sont aujourd’hui des lieux de promenade très fréquentés.

Le mausolée de Saadi

Saadi, né à Shiraz en 1184 et mort vers 1280, étudia à Bagdad et voyagea pendant une trentaine d’années, de l’Anatolie à l’Inde, de l’Égypte à l’Asie centrale, en passant par Jérusalem.

De retour à Shiraz, il réunit, dans le Golestân ou Le jardin des roses, une série de contes moraux qui suggèrent les comportements à tenir dans diverses situations de la vie. Certains de ces contes ont une portée simplement morale ou sociale, d’autres une portée plus spirituelle.

Saadi est reconnu pour sa maîtrise de l’écriture et la profondeur de ses idées. Ses œuvres ont inspiré la littérature européenne aux XIXe et XXe siècles.

Quelques vues du jardin du mausolée de Saadi

Hâfez est un poète, philosophe et mystique né à Shiraz au début du XIVe siècle. Le nom Hâfez est un mot arabe qui signifie littéralement gardien. Il désigne des personnes ayant gardé, c’est-à-dire appris par cœur, l’intégralité du Coran.

Il est connu pour ses poèmes lyriques, les ghazals, réunis dans un ouvrage intitulé Le Divan : ils évoquent des thèmes mystiques du soufisme en mettant en scène les plaisirs de la vie.

Quelques vues du jardin du mausolée de Hâfez

Le témoignage d’Ibn Battûta

Le voyageur maghrébin Ibn-Battuta parcourut la totalité des pays musulmans entre 1325 et 1353. Lors de son passage à Shiraz, il visita le mausolée de Saadi :

Parmi les mausolées situés hors de Chîrâz est le tombeau du vertueux cheïk connu sous le nom de Sa’dy. C’était le premier poète de son temps en langue persane, et il a souvent déployé beaucoup de talent dans ses compositions en arabe. De ce tombeau dépend un bel ermitage, que Sa’dy a élevé en cet endroit, et dans l’intérieur duquel se trouve un joli jardin. Cet ermitage est situé dans le voisinage de la source du grand fleuve, connu sous le nom de Rocn Abâd. Le cheïk avait construit en ce lieu de petits bassins de marbre, pour laver les vêtements. Les citoyens de Chîrâz sortent de la ville afin de visiter ce mausolée ; ils mangent des mets, préparés dans l’ermitage, et lavent leurs habits dans ce fleuve ; puis ils s’en retournent. C’est ainsi que j’en usai près de cet endroit. Que Dieu ait pitié de ce cheïk !

Ibn Battûta, Voyages
Traduction de l’arabe C. Defremery et B.R. Sanguinetti (1858)

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Article mis à jour le 20 mai 2017